Les résultats de ces travaux menés par des chercheurs du CNEP, du Laboratoire de Synthèse et d’Etudes de Systèmes à Intérêt Biologique (SEESIB ; Unité Mixte de Recherche du CNRS n° 6504 ; Université Blaise Pascal) et du Département d’Ingénierie de l’Environnement de l’Université Tomas Bata de Zlin (République Tchèque) ont été publiés en novembre 2005 dans une revue scientifique anglaise spécialisée intitulée "Polymer Degradation and Stability" .
Ils démontrent qu’après une dégradation, d’abord sous l’effet de la lumière solaire, de la chaleur et de l’oxygène atmosphérique, le polyéthylène additivé acquiert une biodégradabilité qui le rend transformable par les bactéries du sol, celles-ci se nourrissant des particules de plastique pour poursuivre normalement leur développement.
Concernant la compostabilité de NEOSAC®
Dans le premier programme de recherches 2004-2005, la compostabilité de films certifiés NEOSAC® était assurée en fin de vie, c'est-à-dire après un an de stockage et d'usage en lumière intérieure. Dans ce cas, les stabilisants étant consommés pendant cette durée et, selon le cahier des charges NEOSAC® , il était assuré qu'une oxydation de 300 heures à 60° amenait les films à fragmentation spontanée et à l'acquisition du caractère biodégradable.
Un deuxième programme de recherches de 3 à 4 mois vient de se terminer. Il avait pour but de vérifier la compostabilité de NEOSAC® à l'état neuf, quand tous les stabilisants nécessaires à la première durée de vie sont encore présents. A partir de cette étude, il est possible de définir les critères de compostabilité à appliquer dans ces cas d'utilisation extrême. Certaines formulations de sac NEOSAC® peuvent revendiquer la propriété de compostabilité à l'état neuf.
Il convient d'insister sur le fait que les milieux de compostage ne sont pas nécessairement très maîtrisés. Pour que les propriétés de compostabilité des PE additivés soient vérifiées, il sera nécessaire que le compost soit maintenu à une température au moins égale à 60° et que la présence d'oxygène atmosphérique soit assurée. Les conditions d'humidité n'ont pas d'importance.
J. LEMAIRE